Nord-Ouest / Ouest : rentrée scolaire sous haute tension, trois morts à Bamenda et vague d’enlèvements
© DR En moins d'une semaine, la région a connu trois attaques majeures : un bar mitraillé à Bamenda avec 3 morts, 5 enseignants enlevés puis libérés à Wum, et sept membres d'une même famille kidnappés à Bangourain. Plusieurs faits d’une extrême violence parois présentent un tableau sombre de la situation sécuritaire en ce début d’année scolaire amenant à parler d’une rentrée scolaire sous le signe de la terreur. Depuis le 08 septembre dernier, c’est une série de morts et d’enlèvements. Le fait le plus récent date du lundi 14 septembre 2026 vers 15h. Selon le communiqué Radio-Presse n°08 du préfet de la Mezam, Simon Emile Mooh, une incursion de terroristes armés a visé un débit de boisson "BACK PMI" au quartier Beyelle/Nkwen, arrondissement de Bamenda III, région du Nord-Ouest. Le bilan de cette attaque fait état de trois morts et quatre blessés civils. Les victimes décédées sont Emile Bana (27 ans), Fabrice Verla (23 ans) et Albertine Bommuy (20 ans). Leurs corps ont été déposés à la morgue de l'Hôpital régional de Bamenda. Les blessés, Sanyuy Betmua (31 ans), Paul Foven (38 ans), Dilan Lukong (28 ans) et Adamu (39 ans) ont été évacués vers le même hôpital après les premiers soins. Le préfet condamne "énergiquement ces atrocités commises contre des personnes sans défense" et assure que des instructions ont été données pour traquer les auteurs. Une semaine plus tôt, c'est le monde éducatif qui était frappé. Le mardi 08 septembre 2026 vers 11h, le convoi du préfet de la Menchum qui effectuait sa tournée de rentrée scolaire 2026-2027 a été attaqué à proximité de l'ENIEG de Wum. Le Commissaire divisionnaire Mbah Tobie Damase, a été tué instantanément alors qu'il s'était avancé vers l'établissement. Dans la foulée, cinq enseignants ont été enlevés. Puis, 48 heures après, les cinq ont recouvre la liberté. Le quotidien bilingue Cameroon Tribune évoque une opération du BIR dans le village d'Isu, tandis qu'une ONG locale parle d'une libération contre rançon de 3500 dollars chacun. La vague d'enlèvements continue Le week-end du 13-14 septembre a été marqué par d'autres kidnappings : dimanche 13 septembre au soir, à Ngwenfon à Bangourain (Noun, région de l'Ouest), sept membres d'une même famille ont été kidnappés par des personnes reconnues comme des assaillants ambazoniens. Parmi eux : Amza, Nah Karimou et son père Chouaïbou, et la femme d'Amidou Pépé enceinte. Mardi 15 septembre fin d'après-midi à Bamenda, Mile 3, carrefour Guinness, des hommes armés ont enlevé un civil de manière ciblée, provoquant un mouvement de panique jusqu'à Foncha et Mile 4. Ces attaques interviennent en plein "lockdown" décrété par certains groupes séparatistes pour empêcher la rentrée, une pratique récurrente depuis 2016 qui fait payer un lourd tribut à l'éducation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Cet article Nord-Ouest / Ouest : rentrée scolaire sous haute tension, trois morts à Bamenda et vague d’enlèvements est apparu en premier sur Journalducameroun.com .
