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Cameroun : de Kondengui, Alain Fogue annonce un « génocide bamiléké programmé » et accuse le clan Biya de préparer la royauté

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<p><img width="554" height="554" src="https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="DR" decoding="async" srcset="https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue.jpg 554w, https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue-300x300.jpg 300w, https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue-150x150.jpg 150w, https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue-440x440.jpg 440w, https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue-60x60.jpg 60w, https://fr.journalducameroun.com/wp-content/uploads/2026/09/ALAIN-Fogue-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 554px) 100vw, 554px" /><br /><small>© DR</small></p> <h2>Le Pr Alain Fogue dégaine une lettre-bombe de 8 pages. Il dit craindre un génocide, dénonce la création d'un Vice-Président successeur non élu et interpelle les présidents Paul Biya, Emmanuel Macron, Donald Trump ainsi que l'ONU.</h2> <p>&nbsp;</p> <p>Le coup est venu de là où on ne l'attendait plus : la Prison Centrale de Kondengui. Le 2 septembre 2026, le Pr Alain Fogue Tedom, cerveau économique du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun et prisonnier depuis 6 ans, a fait sortir une lettre ouverte explosive adressée à la planète entière. Les destinataires sont le président Paul Biya en personne, mais aussi l'Union africaine-UA, l'ONU, le président Emmanuel Macron à Paris, le president Donald Trump à Washington, Benyamin Netanyahou à Jérusalem, et même la Suisse et le Commonwealth. La correspondance porte sur la "Kamtophobie, bamiphobie".</p> <h3><strong>"On passe de la République à la royauté"</strong></h3> <p>Au cœur de sa charge, le fameux poste de vice-président de la République créé en avril 2026. Un vice-président qui sera nommé par Paul Biya, mais qui deviendrait automatiquement président en cas de vacance. Sans élection. Pour Fogue, c'est un coup d'Etat constitutionnel pur et simple. Il cite l'article 64 de la Constitution de 1996 : "aucune révision ne peut porter atteinte à la forme républicaine". Pour lui, c'est violé. Il appelle cela : "La succession de gré à gré, en famille, sans passer par les urnes".  Et il enfonce le clou : saisi fin avril, l'Union Africaine se tait. Un silence coupable, selon lui.</p> <h3><strong>"Le Cameroun, c'est le Rwanda de 1993"</strong></h3> <p>C'est la phrase qui va faire le tour du pays. Fogue écrit : "Le Cameroun d'aujourd'hui rappelle le Rwanda d'avant avril 1994". Il ressort le dossier qui fâche : la "guerre cachée" de 1955-1971. Il avance 400.000 morts Bamilékés, soit 37% de la communauté à l'époque, sur une population totale de 6,4 millions en 1970. Il pousse la comparaison jusqu'à la Shoah. La raison en est que, selon lui, les Bamilékés seraient aujourd'hui victimes d'un "apartheid politique". La preuve : "Jamais un Bamiléké ministre de la Défense depuis l'indépendance. Jamais un ministre des Finances, un chef d'état-major des armées, un chef d'état-major particulier sous Biya en 43 ans." Il ajoute que même à la banque ou à l'agro-industrie, on leur interdirait de racheter Société Générale ou la SOCUCAM.</p> <h3><strong>Kamto, l'ennemi intérieur</strong></h3> <p>Toute la lettre tourne autour de Maurice Kamto. Pour Fogue, la haine contre Kamto, c'est de la "kamtophobie" qui cache une "bamiphobie d'Etat". Il rappelle la présidentielle de 1992 perdue par Fru Ndi : "Les Bamilékés l'ont payé cher". Celle de 2018 : "On a déversé la haine du Bamiléké". Et celle de 2025 : candidature de Kamto rejetée le 5 août par le Conseil constitutionnel après un "acte de cybercriminalité sur le site du MINAT", selon lui.</p> <p>Il ressort la phrase de Jean du ministre délégué Dieu Momo le 4 février 2019 sur la CRTV : "En Allemagne, il y avait un peuple très riche... un jour Hitler les a mis dans les chambres à gaz... il faut que M. Kamto sache où il emmène son peuple". Fogue note : "7 ans après, il est toujours ministre".</p> <h3><strong>Un pays à genoux</strong></h3> <p>Le Pr Alain Fogue dresse un tableau noir : guerre anglophone depuis 2017, Boko Haram depuis 2014, crise post-électorale de 2025 avec "des dizaines de manifestants abattus à bout portant". Il cite l'assassinat de Martinez Zogo en janvier 2023, et l'inculpation du patron de la DGRE Léopold Maxime Eko Eko.</p> <p>Il interpelle la Suisse : "Biya a fait de l'Intercontinental de Genève son second palais". Et Israël : via son conseiller Eran Moas et sa "légion israélienne au cœur de la terreur d'Etat".</p> <h3><strong>Il dit être prêt à mourir</strong></h3> <p>Dernière ligne, glaciale : "Cette correspondance peut me coûter la vie. Mais je suis prêt, comme Um Nyobe et Ossende Afana, à être assassiné pour la LIBÉRATION du Peuple." Il aligne trois exigences : d’abord, qu’on supprime le poste de vice-président héritier. Ensuite, qu’on revient à la Constitution de 1996 ; que c'est le président du Sénat qui assure l'intérim 20 à 120 jours. Enfin, qu’on refasse tout le Code électoral avant toute élection.</p> <p>Agrégé d'économie, ancien trésorier national du MRC, Alain Fogue est en prison depuis la nuit du 21 au 22 septembre 2020. Condamné à 7 ans par le Tribunal militaire. L'ONU, via son Groupe sur la détention arbitraire (Avis 63/2022), a demandé sa libération. Yaoundé n'a jamais appliqué.</p> <p>Cet article <a href="https://fr.journalducameroun.com/cameroun-de-kondengui-alain-fogue-annonce-un-genocide-bamileke-programme-et-accuse-le-clan-biya-de-preparer-la-royaute/">Cameroun : de Kondengui, Alain Fogue annonce un « génocide bamiléké programmé » et accuse le clan Biya de préparer la royauté</a> est apparu en premier sur <a href="https://fr.journalducameroun.com">Journalducameroun.com</a>.</p>

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