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Steeve Hamblin : “Je ne m’engage pas pour prendre une retraite”

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<div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97990576-68223545.jpg?v=1789083153" alt="Steeve Hamblin : “Je ne m’engage pas pour prendre une retraite”" title="Steeve Hamblin : “Je ne m’engage pas pour prendre une retraite”" /> </div> <div> <strong>Tahiti, le 10 septembre 2026 – Candidat sans étiquette aux sénatoriales du 27 septembre, Steeve Hamblin assume désormais pleinement son entrée en politique. L’ancien président du Medef veut consacrer <em>“la deuxième moitié de [sa] vie”</em> à cet engagement et se présente comme le <em>“soldat des communes”</em> à Paris. Sans grand parti derrière lui, il compte notamment sur le panachage pour bousculer le scrutin et promet, s’il est élu, de travailler en lien étroit avec le Syndicat pour la promotion des communes (SPC).</strong> <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> &nbsp; <br /> <strong>Vous vous présentez comme un candidat de la société civile, ni autonomiste, ni indépendantiste, mais vous avez déjà été ministre et vous annoncez que ces sénatoriales pourraient être un test avant les territoriales. Est-ce que vous êtes vraiment un candidat de la société civile ou déjà un homme politique ?</strong> <br /> <br /> <strong>“</strong>Je suis issu de la société civile, mais je m’engage en politique. Je l’ai annoncé le 12 août. Au vu des constats que j’ai pu faire dans le privé, dans l’entreprise, et aujourd’hui en consultant les communes, j’ai décidé de consacrer la deuxième moitié de ma vie à la politique pour essayer d’apporter des solutions qui permettent de consolider notre économie face à ce qui arrive et de donner aux entrepreneurs les moyens de mieux travailler. Mais ces sénatoriales m’ont aussi permis d’aller à la rencontre des communes. Je les considère un peu comme des entreprises : elles investissent, ont des charges et un budget, mais elles sont surtout au plus près de la population. Mon premier sujet, c’est l’économie, le deuxième, c’est le social. On le voit en Nouvelle-Calédonie : quand le social n’est pas considéré, l’économie tombe. Or les communes constatent aujourd’hui une dégradation des conditions de vie des foyers. J’ai été étonné du nombre de problèmes auxquels elles sont confrontées.” <br /> &nbsp; <br /> <strong>Vous placez l'économie, l'emploi, le développement des entreprises au coeur de votre campagne. Quel levier un sénateur peut-il actionner concrètement sur ces sujets à Paris ?</strong> <br /> <br /> <strong>“</strong>Sur l’entreprise privée, il y a notamment le sujet de la défiscalisation. Mais mon engagement dans ces sénatoriales concerne surtout le deuxième volet de mon combat : le social, et aussi l’éducation, avec le décrochage scolaire. Nous avons fait remonter les problématiques rencontrées par les communes et nous en avons déjà recensé 37. Cela montre les urgences auxquelles elles sont confrontées. Il faut réfléchir à la manière d’aider un jeune à poursuivre ses études, ici ou en métropole, et aux dispositifs qui pourraient être développés davantage. Il faut aussi se demander comment préparer ces jeunes au monde du travail qui les attend et préserver l’emploi face aux bouleversements qui arrivent. L’objectif est de permettre aux communes, qui sont directement confrontées à ces situations, d’aider davantage et mieux les populations.” <br /> &nbsp; <br /> <strong>Vous voulez être le soldat des communes au Sénat, qu'est-ce que ça signifie concrètement pour elles, pour les communes ?</strong> <br /> <br /> “Être celui qui fait remonter les problématiques du terrain. Il y a aujourd’hui une distorsion entre ce que vivent les communes, les élus et leurs agents, et les centres de décision, que ce soit au niveau du Pays ou de l’État, parfois déconnectés de cette réalité. Quand je dis que je veux être leur “soldat”, c’est être celui qui va se battre pour ceux qui se battent déjà sur le terrain. Être leur porte-voix, mais avec l’aval du SPC. C’est aussi pour cela que le choix de ma suppléante est important. Namoeata Bernadino est élue à Teva i Uta, vice-présidente du SPC et formatrice pour le syndicat. Elle connaît très bien le monde communal. L’idée, si nous sommes élus, est de mettre en place un véritable pont entre le ou les sénateurs et le SPC. Ce qui nous est remonté, c’est que les dossiers urgents et les consultations venant de Paris arrivent parfois à la dernière minute. Le SPC n’a alors pas forcément le temps de réunir tout le monde et de construire une réponse. Nous voulons être en lien continu avec lui.” <br /> &nbsp; <br /> <strong>Vous n'avez, derrière vous, ni grand parti, ni réseau constitué de grands électeurs, en tout cas. Mais vous pouvez tirer profit du panachage. Cette mécanique vous fait-elle espérer décrocher un des deux tickets pour Paris ?</strong> <br /> <br /> <strong>“</strong>Oui. Les dernières élections municipales ont montré que la population avait besoin de nouveaux visages. On l’a vu dans plusieurs communes et dans les conseils municipaux. La question, le 27 septembre, est de savoir si les tāvana vont confirmer cette tendance. Je considère que les années que nous allons traverser vont être très compliquées. Nous avons des problématiques de décrochage scolaire, de violence, d’emploi, et l’intelligence artificielle commence déjà, notamment aux États-Unis, à bouleverser le monde du travail et à provoquer des suppressions d’emplois. Comment s’assurer demain qu’elle ne mette pas des gens à la porte de leur entreprise ? On entre dans un nouveau monde. La Polynésie a vécu 30 ans d’abondance économique et financière. Aujourd’hui, les conditions changent. En période de conflit, on ne fait pas appel au même leader qu’en période de paix : ce n’est pas la même énergie. C’est aussi le sens de mon engagement politique. J’appelle celles et ceux qui ont l’énergie et l’envie d’affronter ces nouveaux défis à s’engager.” <br /> &nbsp; <br /> <strong>Si vous êtes élu, quel engagement prenez-vous aujourd'hui sur lequel on pourra vous demander des comptes dans 6 ans ?</strong> <br /> <br /> “Un sénateur a un mandat législatif, il n’est pas dans l’exécution. On peut donc difficilement le juger uniquement sur des résultats, surtout lorsque nous ne sommes que deux sénateurs pour la Polynésie. Faire bouger Paris peut être compliqué. Ce sur quoi je m’engage, c’est à être à 100 % dans mon mandat. J’ai toujours travaillé vite et collectivement. Au Medef, je travaillais pour un conseil d’administration ; dans le tourisme, j’ai réuni les acteurs du secteur. Je ne pars jamais seul dans la définition des objectifs. <br /> &nbsp;Demain, on pourra regarder le nombre de dossiers que j’aurai portés au Sénat. Nous en avons déjà recensé 37 avec les communes et il y en aura certainement davantage. Je ne prétends pas que tous pourront être réglés en un mandat, mais les maires et le SPC connaissent les priorités qui ont été identifiées. Ils pourront donc aussi regarder ce que j’en ai fait et quels dossiers auront réellement été portés. Je n’ai pas besoin de la politique pour vivre. Je ne m’engage pas pour occuper un poste, pour prendre une retraite. Je m’engage parce que je vois le Pays se dégrader et qu’il vaut mieux réagir avant.” </div> <br style="clear:both;"/> <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>

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