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Derrière les barreaux, il continuait son trafic

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<div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97968786-68206173.jpg?v=1788933226" alt="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " title="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " /> </div> <div> <strong>Tahiti, le 8 septembre 2026 – Entre 2 et 15 ans de prison ont été prononcées mardi par le tribunal pour les neufs prévenus impliqués dans la vaste affaire d’importation de stupéfiants, association de malfaiteurs, détention non-autorisé de stupéfiants et blanchiment. Le dossier porte sur plus de 14 kilos de méthamphétamine dont environ 4 kilos ont été importés. Une affaire “<em>exceptionnelle” </em>dont le trafic <em>“international”</em> était dirigé depuis son lieu de détention, par le principal prévenu. </strong> <br /> <br /> La <em>"particularité"</em> aussi dans cette affaire selon le procureur de la République c’est que <em>“toute la chaîne” </em>a été interpellée et, estime le magistrat, il n'y a pas de doute <em>“tout le monde a un rôle dans cette affaire”.</em> Mais surtout, ce qui fait la <em>"spécificité” </em>de ce dossier c’est que le trafic était organisé depuis le centre de détention de Tatutu&nbsp;: <em>“les murs de la prison”</em> n'arrêtent rien, le passé judiciaire du chef de réseau <em>“ne l'arrête pas” </em>a martelé mardi dans ses réquisition le représentant du ministère public en déplorant que le système carcéral ne soit pas <em>“assez étanche”</em>. </div> <br style="clear:both;"/> <div><b>“La prison c’est une passoire”</b></div> <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97968786-68206177.jpg?v=1788933546" alt="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " title="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " /> </div> <div> Le principal concerné dans cette affaire est connu sous le nom de <em>“Dragon” </em>et a déjà été condamné à 10 ans de prison pour trafic de stupéfiant en 2023. Depuis le box des prévenus, il assure qu'il a commencé à consommer de la méthamphétamine <em>“en prison”</em>. <em>“L</em><em>a prison est une passoire”, </em>a-t-il lancé au tribunal mardi<em>. “On trouve tout ce qu'il faut là-bas (...). Je n'achète pas je demande</em>.” <br /> <br /> Cela dit, il s’est étonné mardi d’être <em>“jugé deux fois pour la même affaire avec les mêmes personnes et dans la même période”</em>. <em>“Ce n’est pas pareil”</em>, lui a rétorqué le président, Marcel Tastevin, “<em>c’est plus grave”. </em>Si les faits de trafic sont identiques, en effet, l’affaire instruite cette fois-ci à l’audience s’intéresse à l’importation de dix fois plus de méthamphétamine. <br /> <br /> Les questions du président vont ensuite se poursuivre pendant 45 minutes avant que Dragon n’y mette un terme&nbsp;: <em>“je préfère m'arrêter là, je n'ai plus rien à dire"</em> et quelques minutes plus tard à l'adresse toujours du président du tribunal <em>“c'est bidon ce que vous racontez car ce sont les deux mêmes affaires (...). Depuis tout à l'heure vous racontez des conneries (...). J'ai déjà été jugé pour ça, je ne vais pas répondre encore</em>.” <br /> <br /> Lors des audition Dragon avait estimé a à 400 millions de francs les gains générés par ce trafic. Le prévenu avait offert des véhicules à sa famille ainsi qu’à ses amis. Quant à la quarantaine d’engins que Dragon avait acquis, il assure que c’était pour faire <em>“des courses” </em>et lorsque le président lui rappelle qu'il était incarcéré à cette époque, il précise&nbsp;: “<em>ce sont les autres qui faisait la course pour moi</em>.” <br /> <br /> Mais il nie le fait d'avoir blanchi de l'argent avec la vente de ces engins, véhicules et jet-ski et l’assure&nbsp;: <em>“J'ai acheté 40 motos car j'étais fan de moto et ce n'est pas pour blanchir quoi que ce soit</em>.” Pour finir il s’est quand même excusé <em>“de [s]’être énervé”.</em> Il a également regretté ses faits et gestes “<em>en détention”, </em>car se défend-il<em>,“c'est assez difficile, je me suis coupé des autres”. </em> </div> <br style="clear:both;"/> <div><b>“Je ferais n'importe quoi pour mon frère”</b></div> <div> Le petit frère de Dragon, incarcéré lui aussi,&nbsp;<em>“reconnait avoir rendu service a [son] grand frère” </em>en livrant les enveloppes contenant de la méthamphétamine et avoir “utilisé” le Marquisien et le coursier, deux autres prévenus, pour <em>“vendre les engins”.</em> Il a fait ça pour <em>“montrer à son frère” </em>qu’il pouvait compter sur lui<em>. “Je ferais n'importe quoi pour mon frère”</em>. &nbsp; <br /> <br /> Un autre prévenu qui a été extrait de la prison pour le procès n'en est pas à sa première condamnation. En effet il a été condamné en juin 2015 à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre. <br /> <br /> Pendant tout le procès il va la marteler&nbsp;: <em>“Je ne fais pas partie de ce réseau. Je n'ai rien à voir avec ce réseau</em>.” Il reconnait avoir acheté une voiture aux États-Unis pour un montant de 700.000 francs parce que c’était <em>“un véhicule original et qui n’existe pas en Polynésie. (...). La voiture avait toutes les caractéristiques qui me plaisaient”</em>. Mais il se dit surpris que l’on y ait retrouvé de la méthamphétamine dissimulée à l’intérieur. <em>S</em>a compagne a pourtant&nbsp;assuré qu’il en était informé, lui a rappelé le président<em>.</em> Mais il persiste à nier avoir eu une telle <em>"discussion avec sa femme”.</em> <br /> <br /> Les neuf prévenus impliqués dans ce dossier de trafic d’ice ont été condamnés mardi à des peines allant de 2 à 15 ans de prison. </div> <br style="clear:both;"/> <div><b>Isabelle Nougaro, avocate “On n’est pas loin du système mafieux”</b></div> <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97968786-68206179.jpg?v=1788932918" alt="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " title="Derrière les barreaux, il continuait son trafic " /> </div> <div> <em>“Les réquisitions sont des réquisitions qu'on trouve lourdes en général d'ailleurs pour l'ensemble des personnes qui sont prévenues. Mais concernant mon client, elles sont lourdes oui parce qu'il est effectivement, dans ce réseau qui a été décrit, il est véritablement, j'allais dire, un petit homme de main qui ne s'est pas enrichi du trafic, qui lui-même était consommateur, non pas de méthamphétamine, mais tout simplement, comme il l'a reconnu, de cannabis.&nbsp;</em><em>C'est une de ses faiblesses, mais pour autant, il n'a jamais revendu de méthamphétamine sur le territoire. Et puis il a toujours reconnu sa participation, qui est très limitée par rapport à l'ensemble de ce dossier, qui est un dossier d'une couverture internationale, où effectivement les personnes, les chefs de réseau, sont des personnes qui sont détenues et qui, en dépit de leur détention, gèrent leurs propres affaires, que ce soit sur la Polynésie française ou sur les Etats-Unis d'Amérique (…). <br /> <br /> Je suis choquée car la mère (Ndlr du Dragon) est au courant de ce que font ses fils (…). On n’est pas loin du système mafieux. Elle a demandé à mon client de se coucher et il ne l’a pas fait. Il ne s’est pas enrichi. Et cela va à contre-courant dans le sens où, par rapport, un, à son implication dans les faits qui lui sont reprochés, qui est une implication, me semble-t-il, relativement limitée. Deuxième chose, c'est qu'il a déjà fait de la détention provisoire. Il a fait plus d'un an de détention provisoire. Et puis (…) il a surtout depuis, trouvé un emploi à durée déterminée, il suit des soins. C'est quelqu'un qui a montré ses capacités de réinsertion. J'aimerais bien que le tribunal abonde dans ce sens et tout simplement lui donne la possibilité de prouver qu'il est réinsérable”.&nbsp;</em> </div> <br style="clear:both;"/> <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>

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