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Collectif budgétaire n°3 : “Sabrage” de 4 milliards pour les travaux

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<div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97915751-68170523.jpg?v=1788491092" alt="Collectif budgétaire n°3 : “Sabrage” de 4 milliards pour les travaux" title="Collectif budgétaire n°3 : “Sabrage” de 4 milliards pour les travaux" /> </div> <div> <strong>Tahiti, le 3 septembre 2026 - Le collectif budgétaire n°3 laisse un goût amer au ministère des Grands travaux. Près de 4 milliards de francs d’autorisations de programme demandées par le gouvernement ont été retirés par les élus de l’assemblée de la Polynésie française. Voici les projets en mode pause et ceux qui se poursuivent.</strong> <br /> &nbsp; <br /> Le ministre des Grands travaux, Jordy Chan, a tenu une conférence de presse pour dresser le bilan du collectif budgétaire n°3, au lendemain de son adoption par l’assemblée de la Polynésie française. Mardi lors des débats, il avait été remercié par la représentante Tavini Maurea Maamaatuaiahutapu pour son attitude conciliante sur ses inscriptions et ses autorisations de programme. Un satisfecit en demi-teinte, tant le bilan chiffré s'avère lourd pour son ministère : plusieurs amendements ont retiré précisément à 3,977 milliards de francs d'autorisations de programme initialement demandées par le gouvernement, mettant en pause une série de chantiers d'aménagement et de mobilité qui, pour certains, arrivaient tout juste en phase de contractualisation après trois ans d'études. <br /> &nbsp; <br /> Les coupes, qualifié de “sabrage” par Jordy Chan lui même, touchent en premier lieu deux projets liés à la décentralisation vers la Presqu'île : la construction de bâtiments administratifs à Taravao (230 millions demandés, intégralement retirés) et les études pour l'aménagement d'un parc à Phaëton-Taravao (733 millions, également ramenés à zéro). Deux dossiers pour lesquels le Pays s'apprêtait à lancer les appels d'offres. <br /> &nbsp; <br /> Le volet mobilité concentre l'essentiel de l'impact. Sur les travaux de voies réservées aux bus, deux opérations perdent seulement une partie de leur financement (95 millions retirés à l’enveloppe de s1,5 milliard attendue pour le secteur RDO à Faa'a et 120 millions en moins sur le secteur de Papeete où la ligne ne compte plus que 780 millions sur les 900 demandés). Le reste des opérations liées au projet de transport en commun en site propre passe purement et simplement à zéro : le parc paysager et le pôle d'échange de Mamao aussi appelé gare routière (964 millions), la gare routière de Tipaerui à Papeete (255 millions), la halle de remisage des bus sur le site DEQ PAM (480 millions), ainsi que deux pistes cyclables, l'une à Tu Marama, au giratoire de la base maritime de Papeete (450 millions), l'autre à Uturoa (650 millions). </div> <br style="clear:both;"/> <div><b>​ Du retard dans les chantiers</b></div> <div> <br /> Mamao et Tipaerui sont présentées par le ministre comme des équipements charnières pour l'ensemble du futur réseau de bus : en leur absence, impossible de restructurer les lignes qui circulent aujourd'hui de manière radiale, ni de garantir la fréquentation nécessaire pour rentabiliser les voies réservées déjà engagées. <br /> &nbsp; <br /> Ces amendements ont été portés par les groupes, A Here ia Porinetia, Tapura et Tavini, à l'assemblée. <br /> &nbsp; <br /> Le ministre précise que, sur les deux seules opérations où une partie des fonds a été transférée plutôt que purement supprimée, les voies réservées de Faa'a et de Papeete, il ne s'agissait pas de remettre en cause le projet lui-même : les amendements visaient en réalité le retrait du financement d'une subvention jugée non éligible, notamment liée à un équipement associatif ou syndical, et non l'infrastructure en tant que telle. <br /> &nbsp; <br /> Pour Jordy Chan, l'urgence de ces financements ne fait aucun doute : les projets concernés entrent justement dans leur phase de contractualisation, après trois années d'études. Sans l'autorisation de déployer les fonds, le Pays ne peut ni signer les contrats avec les entreprises, ni verser les avances, ni lancer les chantiers. Et&nbsp;<em>“un retard viendra s'ajouter à celui déjà pris par les phases d'études, habituellement longues de deux à trois ans pour ce type de projets d'infrastructure”,</em>&nbsp;dit le ministre. </div> <br style="clear:both;"/> <div><b>​ Des chantiers qui vont générer de l'emploi</b></div> <div> <br /> Les élus à l'origine des amendements ont justifié leur choix par le fait que ces opérations ne leur semblaient pas suffisamment urgentes pour un collectif budgétaire, et qu'elles devraient plutôt être réexaminées lors du vote du budget primitif 2027, en décembre. Une position que le gouvernement dit vouloir entendre, tout en alertant sur ses conséquences concrètes : au minimum quatre mois de retard sur l'ensemble de ces opérations, avec un risque d'aggravation si les crédits ne sont finalement pas rétablis en fin d'année. Le ministre n'exclut pas non plus, à l'inverse, que le débat de décembre permette une amélioration des enveloppes&nbsp;; mais dit ne pas avoir, à ce stade, de garantie en ce sens de la part des groupes concernés. <br /> &nbsp; <br /> Le ministre des Grands travaux insiste enfin sur l'impact que ce retard pourrait avoir sur la population. Il évoque en les usagers des transports en commun, contraints à des trajets rallongés faute de gares routières structurantes, ainsi que les économies de carburant et d'entretien que représenterait, pour de nombreux foyers, le report vers le bus plutôt que le véhicule individuel. Il rappelle aussi que ces chantiers génèrent de l'emploi, à la fois dans la construction et, plus tard, dans l'exploitation des infrastructures. <br /> &nbsp; <br /> D'ici le budget primitif 2027, le gouvernement dit vouloir organiser des rencontres avec les élus pour présenter en détail chacun des projets et répondre à leurs interrogations, afin qu'ils puissent voter&nbsp;<em>“en toute connaissance de cause”.</em>&nbsp;Si les crédits ne sont pas rétablis en décembre, prévient Jordy Chan, cela traduirait une opposition de fond aux projets et non plus une simple question de calendrier avec le risque de voir trois années de travail et d'études mises de côté. </div> <br style="clear:both;"/> <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>

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