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Nouvelle-Calédonie : des élus à Paris pour arracher 540 millions d'euros d'aide

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<div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;"> <img src="https://www.tahiti-infos.com/photo/art/default/97900530-68157777.jpg?v=1788377682" alt="Nouvelle-Calédonie : des élus à Paris pour arracher 540 millions d'euros d'aide" title="Nouvelle-Calédonie : des élus à Paris pour arracher 540 millions d'euros d'aide" /> </div> <div> <strong>Paris, France, le 02 septembre 2026.&nbsp;Une délégation transpartisane de personnalités politiques de Nouvelle-Calédonie est venue négocier mercredi à Paris un soutien de l'État à hauteur de 540 millions d'euros pour l'archipel et revendique avoir obtenu le soutien du Parlement, a appris l'AFP auprès de plusieurs élus.</strong> <br /> <br /> <br /> "Rien n'est réglé tant que le gouvernement n'a pas communiqué officiellement", a cependant prévenu le député Renaissance Nicolas Metzdorf (loyaliste) à la sortie de l'Assemblée nationale. <br /> <br /> Emmenés par le président du gouvernement calédonien Milakulo Tukumuli (centriste), les élus ont rencontré mercredi matin le Premier ministre Sébastien Lecornu, puis l'après-midi la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et des représentants des groupes parlementaires. <br /> <br /> Ils verront jeudi la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou puis le cabinet du Premier ministre. <br /> <br /> Si le Parlement est "clairement en soutien", "les discussions les plus tendues sont avec le gouvernement parce que c'est Bercy avec qui on a le plus de difficultés", a souligné M. Metzdorf. Le projet de loi de finances 2027 risquant, selon lui, de passer par l'article 49.3 ou par ordonnance, "les parlementaires sont un moyen de pression sur le gouvernement, mais n'auront pas le dernier mot". <br /> <br /> Pour 2027, "il y a une attente de 540 millions d'euros", selon le député, même si "on peut avoir moins selon les modalités de remboursement ou non de la dette". <br /> <br /> "Le bébé se présente bien", s'est réjoui M. Tukumuli, qui attend "des chiffres" pour parer à l'urgence, pour finir 2026 et débuter 2027, et laisse à l'État le soin d'annoncer lui-même son soutien, peut-être jeudi ou vendredi. L'élu s'est dit "raisonnablement optimiste" face à une situation "grave". <br /> <br /> Surtout, "on ne peut plus nous prêter de l'argent", a-t-il martelé: le territoire a emprunté 1,5 milliard d'euros entre 2020 et 2026, contre 40 millions par an, à cause du Covid et des émeutes de mai 2024. "C'est intenable pour une petite collectivité", a-t-il jugé. <br /> <br /> "Contrairement à ce que dit Bercy, on n'est pas des enfants gâtés", a lancé la présidente du Congrès Virginie Ruffenach (loyaliste), chiffrant à "365 millions d'euros" les économies tirées de "27 textes de réformes" votés "sur 34 mois". <br /> <br /> "On est un peu à l'os", a-t-elle reconnu, avant d'avertir: "s'il (l'État) ne nous accompagne pas maintenant, tout va s'écrouler". <br /> <br /> "On n'est pas des citoyens français de seconde zone", a renchéri l'élue loyaliste Sonia Backès, réclamant des subventions plutôt que des prêts qui sont, selon elle, "à des taux qui sont limite usuriers". <br /> <br /> L'avenir institutionnel du "Caillou" n'a pas été abordé. "Si cette mission est transpartisane, c'est parce qu'elle n'est pas institutionnelle", a fait valoir M. Metzdorf. La délégation compte aussi le loyaliste Christopher Gygès et le député indépendantiste Emmanuel Tjibaou. <br /> <br /> Les institutions de Nouvelle-Calédonie disposent d'une large autonomie pour gouverner un territoire du Pacifique sud durablement affaibli par les émeutes insurrectionnelles du printemps 2024, qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d'euros de dégâts. </div> <br style="clear:both;"/> <div style="position: relative;">Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti</div>

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