Depository of News

16 mois de prison pour avoir menacé de “tabasser” des policiers

newsdepo.com · world

Tahiti, le 6 novembre 2026 - Déjà condamné à vingt reprises, un homme de 30 ans atteint de troubles psychiatriques a été jugé jeudi en comparution immédiate pour répondre de menaces de mort proférées à l’encontre de policiers municipaux. Il a cette fois écopé de 16 mois de prison assortis du maintien en détention. À peine sorti de prison et sous le coup d’une récente condamnation pour violences conjugales, un homme de 30 ans a été jugé en comparution immédiate jeudi pour avoir menacé des policiers municipaux. Il s’agissait là de sa 21e comparution devant la justice. Les faits s’étaient déroulés le 2 novembre sur le parking se situant devant l’assemblée de la Polynésie française. Alors que le prévenu – bénéficiaire de la Cotorep et diagnostiqué comme étant psychotique –, mendiait, les mūto’i lui avaient demandé de quitter les lieux à plusieurs reprises. Le trentenaire s’en était alors pris à eux en affirmant notamment : “Je sais qui vous êtes, je sais où vous travaillez. Je vais venir vous tabasser au poste”. Pas de nouvelle expertise Alors que le procureur de la République s’était ouvertement interrogé au début de l’audience sur la nécessité de faire une nouvelle expertise psychiatrique du prévenu pour évaluer son degré de responsabilité, le tribunal a choisi de retenir l’affaire. Interrogé sur les faits, le trentenaire s’est confondu en excuses en expliquant qu’il ne savait pas pourquoi il avait insulté les mūto’i. “Je n’étais pas moi-même, c’est de ma faute, j’ai un problème psychiatrique”, a-t-il soutenu avant d’ajouter : “Ma tête n’allait pas bien, je n’avais pas dormi depuis deux jours”. Le président du tribunal a alors évoqué les 20 condamnations déjà inscrites sur le casier de l’intéressé qui se trouvait sous le coup d’un sursis lors des faits. Altération du discernement Lors de ses réquisitions, le procureur de la République a tenu à rendre “hommage” à l’action menée au quotidien par les policiers qui sont “exposés à des situations de grande détresse et de précarité”. Rappelant que le prévenu souffre d’une “pathologie psychiatrique”, le représentant du ministère public a ensuite demandé au tribunal de prendre en compte une éventuelle altération de son discernement. Six mois de prison ont finalement été requis contre l’individu. “Je rejoins la quasi-totalité des observations du procureur”, a poursuivi l’avocat du prévenu, Me John Tefan, qui a rappelé lors de sa plaidoirie qu’il s’agissait d’un “être humain comme nous” qui vit “un peu en marge de la société”. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le trentenaire à un an de prison ferme ainsi qu’à la révocation de quatre mois de prison prononcés dans le cadre d’une condamnation antérieure. Il a par ailleurs ordonné le maintien en détention. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

Read full article →