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​Grève Air Tahiti : la CSIP déboutée de “l’ensemble de ses demandes”

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Tahiti, le 5 novembre 2026 - Dans le cadre de son référé contre Air Tahiti, la CSIP a été déboutée, jeudi, de l’ensemble de ses demandes. Le tribunal a considéré qu’aucune pièce du dossier ne démontre qu’Air Tahiti a eu recours à des CCD ou des intérimaires. Cependant, il s’interroge sur “ les conditions concrètes d’intervention des personnel extérieurs et le rôle joué par Air Tahiti dans leur organisation” . Le syndicat annonce faire appel de cette décision. Le tribunal de première instance a rendu jeudi sa décision dans l’affaire opposant la CSIP à Air Tahiti. Le syndicat dénonçait notamment l’utilisation de pistards “étrangers par Air France et Air New Zealand” pendant le mouvement social dans le but de “casser” celui-ci. Concernant les demandes de la CSIP de “faire cesser un trouble manifestement illicite” en utilisant notamment du personnel extérieur dans le but de remplacer le personnel gréviste, le tribunal considère qu’ “il n’est pas interdit à un employeur, en cas de grève, d’organiser son entreprise afin d’assurer la continuité de son activité, sous réserve des interdictions légales” . De plus, aucune des pièces produites ne démontre que la compagnie aérienne a eu recours à des intérimaires ou à des CDD pour remplacer le personnel gréviste. Le tribunal précise que les conventions versées aux débats portent uniquement sur la location de matériel “ au profit de compagnies clientes (…) pour accomplir des tâches habituellement réalisées par les salariés grévistes”. Le tribunal attire toutefois l’attention sur le rôle qu’a joué Air Tahiti dans cette affaire. “Il convient d’examiner les conditions concrètes d’intervention des personnels extérieurs et le rôle joué par Air Tahiti dans leur organisation” . La juridiction a également écarté le fait que la compagnie aérienne ait “ organisé le dispositif de remplacement” des grévistes par le personnel de l’extérieur, dénoncé par la CSIP. Faire appel de cette décision “quitte à aller à la Cour de cassation” Interrogé lors d’une pause durant les négociations ce jeudi après-midi, Cyril Le Gayic de la CSIP assure que l’analyse du tribunal “ne nous convient pas du tout” considérant qu’elle est “incorrecte” . Il annonce qu’il va faire appel de cette décision, “quitte à aller à la Cour de cassation”. De son côté, la secrétaire de la Spencat, Titaina Viriamu, assure que du côté des négociations, “i l n'y a aucune avancée, il reste sur ses positions” . Selon elle, le directeur Édouard Wong Fat aurait annoncé “qu'il pouvait tenir encore une semaine. Qu'il a des employés en souffrance ou en burn-out en ce moment, je crois qu'il ne doit pas être au courant” . La secrétaire générale de la Spencat dit “comprendre la souffrance” des non-grévistes mais indique que cela n’est pas seulement dû à la grève. “Quand il y a des pannes d'avion, ils sont aussi en burn-out” . Tout en s’excusant des désagréments de la grève auprès des passagers, elle explique qu’ils ont dû “exercer notre droit de grève car on a une direction qui campe sur sa supériorité hiérarchique et son pouvoir autoritaire (…) et on n'en pouvait plus. Ça fait plus d'un an qu'on essaie de discuter avec eux mais ils n’ont que du mépris, un manque de respect. En fait, ils ne considèrent pas en règle générale les employés, ça, il faut le dire. Il y en a plusieurs dans les services qui sont en souffrance .” Cyril Le Gayic a confié, avant de retourner en négociation, qu’il y avait “un gros risque de ne pas signer” . Vaite Urarii Pambrun Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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