Élections 2027 : l’opposition exprime la volonté de collaborer malgré des résistances persistantes
© JA A quelques mois des prochaines élections législatives et municipales, des partis politiques de l’opposition définissent des contours d’une collaboration pouvant les mener à la victoire dans la majorité des circonscriptions électorales. A l’approche des prochaines échéances électorales au Cameroun, des partis politiques d’opposition expriment leur volonté de se rapprocher pour faire bloc en face du parti proche du pouvoir, le Rdpc. L’enjeu est d’arracher la majorité que ledit parti possède à l’Assemblée nationale et dans les conseils municipaux à l’issue des élections législatives et municipales prévues en février prochain. A l’issue des municipales et législatives de 2020, le Rdpc a remporté 152 sèges sur 180 à l’Assemblée nationale ; 9 098 sièges de conseillers municipaux sur les 10 625 et contrôle 327 ou 328 communes et communautés urbaines sur les 374. Pour basculer les chiffres, des leaders politiques d’opposition appellent à une mutualisation des forces. Et d’autres s’engagent à préciser des modalités d’une éventuelle collaboration. Dans plusieurs sorties, Hiram Samuel Iyodi, ancien candidat à la présidentielle de 2025 et président du MP3 a précisé sa position sur une éventuelle collaboration avec d’autres partis proches de son idéologie. Le MRC et l’OMP sont parmi ses cibles. Patricia Tomaïno Ndam Njoya, maire de Foumban et présidente de l’Union démocratique du Cameroun invite les leaders et partis politiques ainsi que la société civile à la présentation de la proposition de mutualisation des forces politiques ce jeudi à Douala. Abdouraman Hamadou Babba, président du Rassemblement pour le développement et la défense de la République du Cameroun (RDDC) multiplie des publications pour inciter à la mutualisation. Pour lui, c’est une méthode efficace pour faire basculer la majorité à l’Assemblée nationale et dans les communes. D’autres leaders et partis sont dans la même logique. Ils travaillent depuis un long moment pour aboutir à une collaboration gagnant-gagnant avec en priorité, obtenir la majorité de l’opposition à l’Assemblée nationale et occuper le maximum de mairies possibles. Cependant, des obstacles persistent contre ce projet de mutualisation. Certains partis d’opposition se préparent pour aller aux élections en solitaire. Leur priorité est de maximiser les chances d’avoir des élus. Ils mettent de côté des initiatives visant la collaboration. Au moins un a décidé longtemps avant de ne pas participer aux élections. Le Front pour le salut national du Cameroun. Parti dont le candidat est arrivé 2è au classement général et 1 er de l’opposition à la présidentielle de 2025 avait opté pour le boycott. Suspendue de toute activité pour trois mois par le gouvernement, la formation politique par le biais de son président national réitère sa décision de ne pas participer à ces élections. Sa position est reprise par certains activistes politiques qui soutiennent l’idée du boycott des élections suite à la suspension du FSNC. Face à eux, Djeukam Tchameni, l’un des acteurs clés du rapprochement des partis d’opposition dans le cadre de l’UPC 2027. Depuis la prison, il dénonce l’idée de boycotter les élections et appelle les partisans du boycott à ne pas décourager ceux qui veulent aller aux élections. Rappelant qu’il y a plusieurs méthodes pour parvenir au changement, il insiste pour que chacun, après avoir fait le choix de sa méthode, reste tolérant avec l’esprit démocratique envers le choix des autres. A ce stade, alors que la scène politique attend la convocation du corps électoral, beaucoup reste à faire pour réussir une éventuelle mutualisation des forces de l’opposition. Mais des acteurs continuent de se battre. Cet article Élections 2027 : l’opposition exprime la volonté de collaborer malgré des résistances persistantes est apparu en premier sur Journalducameroun.com .
