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​La grève “suspendue” au CHPF

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Tahiti, le 30 octobre 2026 - La grève des praticiens du CHPF a été “suspendue” vendredi matin à la suite de la rencontre survenue ce jeudi entre l’intersyndicale CSTP-FO et A ti’a i mua et les représentants et le président de l’assemblée. Au terme d’une réunion qui s’est déroulée vendredi matin au Taaone et après avoir rencontré les membres de l’assemblée et son président jeudi, les médecins du CHPF et les chefs de service qui avaient annoncé leur démission ont suspendu la grève qui avait notamment pour but de réclamer une meilleure rémunération. Tel que l’indiquait le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, dans nos colonnes après la rencontre entre syndicats et les membres de l’assemblée, les médecins souhaitaient être “mieux rémunérés, se rapprocher plus de ce que touchent les taote du privé parce que la différence est telle que l’ensemble des taote du public vont aller vers le privé”. “Promesses de soutien” Contacté vendredi au terme de la réunion au CHPF, le chef du service des urgences du CHPF, Tony Tekuataoa, tenait à préciser que “la grève n’a pas été levée mais suspendue” : “C’est très différent car quand une grève se lève, c’est lorsqu’un protocole d’accord a été signé entre les deux parties, ce qui n’est absolument pas le cas aujourd’hui. Nous, nous avons décidé de suspendre la grève dans le cadre de la rencontre avec l’assemblée de la Polynésie française et les élus qui ont compris à l’unanimité la situation dans laquelle le système de santé publique se trouve. On nous a fait des promesses de soutien et de marge budgétaire du Pays qui permettent cet investissement nécessaire. Maintenant, il faut que l’exécutif puisse faire son chemin. Notre porte est toujours ouverte, on attend de reprendre les discussions et cela n’est pas entre nos mains.” Tony Tekuataoa salue par ailleurs l’accueil réservé par les membres de l’assemblée jeudi soir : “Ce sont les élus du peuple qui votent le budget, qui votent des lois, donc c’est une instance du Pays qui est rassurante. Et puis, il y a également une épidémie de grippe qui nous arrive dessus donc il y a aussi ce facteur-là. Donc globalement, il s’agit de la confiance que l’on a envers les élus du peuple qui ont eu un discours très rassurant sur la volonté de sortir de cette crise.” Le chef des urgences du CHPF rappelle également que “le calendrier des mesures, ce n’est pas le législatif qui le fait mais l’exécutif” : “À un moment donné, il va falloir effectivement que ces discussions reprennent. Nous, nous avons été rassurés sur les marges budgétaires du Pays, je le répète. Visiblement, cela est tout à fait possible. Ensuite, ce sont des choix politiques et nous souhaitons que la santé publique devienne une priorité majeure du gouvernement pour réanimer le système. Je souhaite remercier toute la population qui nous soutient et c’est une majorité silencieuse qui nous remercie. Et je le répète, le système de santé publique, c’est le patrimoine de tous mais surtout de ceux qui n’ont rien”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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