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“Depuis début mars, on nous ment”

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Tahiti, le 29 octobre 2026 - La Fissap travaille depuis plusieurs mois sur la réforme des cadres d’emploi D, C et B de la filière santé et “attend toujours la réponse du gouvernement” . Elle accuse celui-ci de mensonge : “Depuis début mars, on nous ment, les tutelles nous ont dit qu’ils vont prendre à bras-le-corps ces dossiers et porter les statuts de ces petites catégories” . La Fissap demande désormais à avoir “le même traitement” que les médecins “car là, il n'y a pas d'équité” . La Fédération des interprofessionnels des services de la santé et de l'administration en Polynésie (Fissap) a rencontré les membres du gouvernement mercredi soir à la présidence, où le président du Pays Moetai Brotherson a brillé par son absence. Après plusieurs heures de négociation, ils se sont quittés sans qu’aucun accord n’ait été trouvé. Et ces derniers sont donc bien entrés en grève à 0 heure jeudi matin. Mais au CHPF de Taaone, les seuls grévistes présents étaient ceux de l’intersyndicale CSTP-FO - A ti’a i mua. “ On est en grève mais c'est vrai que le vrai débrayage va se construire là car on sait que derrière il y a nos patients, notre nuna’a, donc on ne va pas aborder la grève de façon aussi directe”, assure le représentant syndical de la Fissap, Peneia Taiore. Il rappelle d’ailleurs que dans leur préavis de grève, il était question de tirer la sonnette d’ “alerte” concernant “la dégradation de la prise en charge des patients et de l’ensemble de notre système de santé” . Ce dernier précise que les négociations n’ont pas été un long fleuve tranquille “puisque dès le départ, on n'avait aucun consensus, ni sur le fond, ni sur la forme (…) quelle que soit l'argumentation qu'on peut avoir, nous les spécialistes du soin, on ne tombe pas d'accord” . Il ajoute que depuis plusieurs mois, la Fissap travaille sur la réforme des cadres d’emploi D, C et B de la filière santé et cela représente “onze statuts” du personnel du CHPF comme les aides-soignants, les agents de service ou encore les techniciens. “On attend toujours la réponse du gouvernement, cela fait quatre mois maintenant” et toujours rien, déplore la Fissap. Égalité de traitement La fédération accuse le gouvernement de les avoir floués. “Depuis début mars, on nous ment, les tutelles nous ont dit qu’ils vont prendre à bras-le-corps ces dossiers et porter les statuts de ces petites catégories” . Peneia Taiore pointe du doigt le fait que “ce personnel” soit traité différemment des médecins. “Depuis des mois, le gouvernement nous dit de monter dans le train, alors qu’il n’y a pas de rail. Et les praticiens hospitaliers, eux, ont pris l'avion, leur statut sera validé dans un mois. Et on nous demande encore de leur faire confiance ?” La Fissap demande désormais à avoir “le même traitement qu’eux car là, il n'y a pas d'équité” . La Fissap demande au gouvernement de “réactualiser (…) les petites catégories qui n'ont pas été reconnues depuis trente ans (…). J'ai envie de dire chiche : 2,7 milliards de francs pour 300 personnes, et 4,5 milliards francs pour 3 000 personnes dont la reprise de l'ancienneté de nos infirmiers”. Selon Peneia Taiore, “le Pays s'oriente sur une augmentation, et c'est vraiment la quotepart patronale et non pas les salariés qui sera mise à contribution”. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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