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Cameroun/ Suspension du FSNC : des partis politiques condamnent, s’interrogent, interpellent

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© (DR) L’UDC, le PCRN, le MANIDEM, le MP3 condamnent la suspension du Front pour le salut national du Cameroun survenue le 27 octobre dernier par un arrêté du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. En s’interrogeant sur le pourquoi, ils interpellent le gouvernement, appellent le peuple au Calme. La stupéfaction est presque commune pour les partis politiques d’opposition face à la suspension du FSNC par le gouvernement camerounais. Trois mois de suspension un an après les faits reprochés au parti politique et trois mois avant les élections législatives et municipales, le chronogramme fait parler les partis politiques, tous unanimes dans l’indignation. Le PCRN, l’UDC, le MP3, le MANIDEM, condamnent la décision du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Pour le Mouvement patriotique pour la prospérité du peuple (MP3), cette décision est une entrave grave à l’exercice des libertés politiques, en l’occurrence la liberté d’expression et la liberté d’association. « Cette décision est une attaque de plus contre le pluralisme politique ! » s’exclame le MP3 qui mentionne au passage l’instrumentalisation continue du pouvoir exécutif dans le but de paralyser l’opposition. Ce point de vue semble partagé par le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Le parti politique voit en cette décision, une manouvre du RDPC, parti au pouvoir, et dit non à « l’embuscade politique ». D’après ce parti, le Rdpc est incapable de battre ses adversaires dans les urnes. Il use de « mesures autoritaires » pour gagner les élections sur tapis vert. Il tente par cette décision d’écarter ses principaux adversaires du jeu politique afin d’assurer à ses candidats un score confortable aux prochaines élections municipales et législatives. A côté de cette position tranchée du Manidem, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) s’interroge sur les non-dits d’une décision intervenue un an après la présidentielle. Le parti se demande s’il s’agit d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice. Aussi, en rapport avec le calendrier électoral, l’UDC se demande si la mesure vise à empêcher les candidats du FSNC à se présenter aux prochaines élections. De toute façon, le parti préconise les élections inclusives. Mais la décision du Minat tend à exclure un parti. Prise dans un environnement politique marqué par des tensions, la décision ministérielle fait dire au PCRN que l’heure est plutôt à l’apaisement et non à l’exacerbation des tensions. Pour dire que la suspension du FSNC serait un motif d’aggravation des tensions diverses que le pays connait déjà. La situation commande des initiatives visant à restaurer la confiance et à renforcer l’unité nationale, martèle la formation politique. Par conséquent, le PCRN appelle le ministre de l’Administration territoriale à reconsidérer sa décision. Au cas contraire, le MP3 appelle l’intervention du Premier ministre aux fins de rappeler l’acte qu’il qualifie de politique. Par ailleurs, le PCRN réitère sa demande au président du FSNC, Issa Tchiroma Bakary, de reconsidérer sa position de boycotter les élections et de participer aux prochaines échéances dans le respect des lois et règlements. Ce qui lui permettra convertir son « admirable performance électorale de 2025 » en une « représentation nationale institutionnelle effective ». Cet article Cameroun/ Suspension du FSNC : des partis politiques condamnent, s’interrogent, interpellent est apparu en premier sur Journalducameroun.com .

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