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Un dispositif d'indemnisation pour le secteur primaire en cas de catastrophe naturelle

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Tahiti, le 28 octobre 2026 - Le conseil des ministres a pris, mercredi, un arrêté portant sur la création d'un dispositif exceptionnel d'indemnisation des pertes matérielles subies par les professionnels du secteur primaire lors de catastrophes naturelles. Le dispositif permettrait aux professionnels dudit secteur d'être indemnisés en contrepartie d'une cotisation annuelle. Au lendemain d'un point presse durant lequel Météo-France et la protection civile ont annoncé que la saison cyclonique présentait un risque particulièrement élevé, le ministre de l'Agriculture, Taivini Teai, a tenu une conférence de presse mercredi pour évoquer la mise en place de Catanat, un dispositif exceptionnel d'indemnisation des pertes matérielles subies par les professionnels du secteur primaire lors de catastrophes naturelles. L'arrêté d'application ayant été adopté dans la matinée par le conseil des ministres, le dispositif est d'ores et déjà effectif. Lors de cette conférence de presse, le ministre a indiqué que le but de ce dispositif était de “permettre à nos exploitants du secteur primaire, les agriculteurs, les éleveurs, les aquaculteurs, les gestionnaires de fermes aquacoles et les fermes perlicoles, d'avoir une possibilité en cas de catastrophe naturelle déclarée par le conseil des ministres d'avoir un fonds pour pouvoir rebondir et remettre à flot leur exploitation”. “Gouverner, c'est prévoir” Ce dispositif permettra de financer la reconstitution de l'outil de production “sur la base de barème forfaitaires annexés à l'arrêté, dans la limite de plafonds fixés pour chaque catégorie de biens”. Il concerne le secteur des activités agricoles (agriculture, élevage, équipements), des activités marines (parcs à poissons, fermes perlières, eau et l'électricité) ainsi que la reconstitution des cheptels perdus. En revanche, certains biens – biens hors d'usage avant la catastrophe, biens loués ou dont le demandeur n'est pas le propriétaire ou bien encore, pour les perliculteurs, matériel de greffe et cordages – ne seront pas indemnisables. Pour Taivini Teai, il était “important” pour le Pays de “pouvoir proposer ce dispositif à nos professionnels du secteur primaire” : “D'abord, c'était une attente de la part des acteurs du secteur suite aux différents événements climatiques qu'on a déjà pu avoir et subir, mais c'était également une volonté de la part du gouvernement et du président, car gouverner, c'est prévoir. On a cette épée de Damoclès sur la tête.” Enjeu alimentaire Également présent mercredi, le directeur adjoint de l'agriculture, Jérôle Lecerf, a invoqué la nécessité de “mettre en place un vrai système assuranciel” car ce dispositif sera un “coup de pouce”, un “bonus”, mais “l'indemnisation ne concerne pas tout”. Guillaume Raynal, le directeur adjoint des affaires marines, a pour sa part abordé un autre aspect principal en cas de catastrophe naturelle : l'enjeu alimentaire car “il faut s'assurer d'avoir des ressources”. Pour financer ce projet, le Pays prévoit une enveloppe de 300 millions de francs. La cotisation est forfaitaire et annuelle et dépend du type d'activités, allant de 10 000 à 40 000 francs maximum pour les exploitations de 50 hectares et plus. Tahiti-Infos, le site N°1 de l'information à Tahiti

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